Les Français prennent une plus longue pause déjeuner

Qu’il s’agisse de chirurgie bariatrique ou de programmes de rééducation alimentaire et sportive, pas de secret : une perte de poids durable passe systématiquement par un changement de mode de vie. Et un des comportements à adopter est le retour à trois repas équilibrés par jour, tous les jours. Pas de panique, les français partent avec un avantage puisqu’ils sont plus enclins que leurs voisins européens à prendre une vraie pause déjeuner le midi !

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Obésité légère : la chirurgie recommandée pour traiter le diabète

Des recommandations historiques sur le rôle de la chirurgie bariatrique dans le traitement du diabète de type II ont été publiées avec le soutien de 45 organisations internationales. Pour la première fois, l’usage de la chirurgie de l’obésité est conseillé pour traiter les personnes en situation d’obésité même légère, si leur taux de glucose ne peut pas être contrôlé de manière adéquate.

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Une journée pour lutter l’épidémie grandissante d’obésité en Europe

 

La journée européenne de l’obésité a lieu aujourd’hui le 21 mai 2016 pour attirer l’attention sur l’épidémie d’obésité, qui touchera plus de la moitié des citoyens européens d’ici à 2030. Le thème de cette 6ème édition est « Agissons pour un futur en meilleure santé ».

Le vieux continent rattrapé par l’obésité

Pendant de nombreuses années, l’obésité a été vue comme un problème principalement américain. Nous avons pointé du doigt le pays des hamburgers, du coca-cola et des menus XXL et avons compté sur notre mode de vie à la française et notre tradition culinaire pour nous protéger de ce mal mondial.

Pourtant, force est de constater que la mondialisation aidant, nous avons adopté des comportements similaires à ceux qui se sont développés outre-atlantique quelques décennies avant nous. La malbouffe a envahi les rayons de nos supermarchés, et une part croissante de la population européenne a arrêté de cuisiner pour consommer principalement des aliments ultra transformés.

Selon L’Organisation Mondiale de la Santé, l’obésité est l’un des plus gros défis sanitaires du 21ème siècle. La prévalence de l’obésité a triplé dans de nombreux pays européens entre les années 80 et aujourd’hui, et les chiffres continuent à grimper à une vitesse alarmante. Elle est déjà responsable de 2 à 8 % des dépenses de santé et de 10 à 13 % des décès sur le continent, et est désormais la 5ème cause de mortalité dans le monde.

Les acteurs institutionnels se mobilisent

La journée européenne de l’obésité est organisée par l’Association Européenne pour l’Etude de l’Obésité (EASO) en collaboration avec les 32 associations membres dans 32 pays différents. Au cours de la journée, des actions visant à promouvoir la lutte contre l’obésité sont donc organisées partout en Europe.

Les initiatives vont de l’usage gratuit de vélos urbains, à des distributions de fruits et légumes en passant par des ateliers de préventions et de calcul de l’IMC.

L’année dernière, l’EASO a publié les résultats d’une étude menée auprès de 14 000 personnes dans 7 pays européens, montrant que la grande majorité des gens sous-estiment le propre poids et celui de leurs proches, et ont une connaissance limitée des conséquences de l’obésité.

L’IPCO soutient cette initiative

Face à l’urgence d’agir pour modifier nos modes de vie et proposer des solutions efficace pour lutter contre les conséquences de l’obésité, l’IPCO encourage cette action à l’échelle européenne. Le centre propose des programmes pré et post-opératoire permettant une rééducation alimentaire et physique.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur notre page contact.

Source : http://www.europeanobesityday.eu/

Des experts appellent à parler de « chirurgie métabolique »

Un groupe d’experts et de chirurgiens britanniques appellent à augmenter le nombre d’interventions chirurgicales pour lutter contre l’obésité, et à faire évoluer les mentalités du monde médical et du grand public.

Le nombre d’interventions très faible au regard de l’augmentation de l’obésité

Dans une tribune publiée dans la revue British Medical Journal, ce groupe d’expert s’adresse directement à la NHS (la sécurité sociale anglaise) au sujet de la chirurgie bariatrique. Ils déplorent le fait que malgré une efficacité prouvée pour lutter efficacement contre l’obésité, le nombre d’interventions est en baisse en dépit d’une constante augmentation de la prévalence du surpoids au sein de la population britannique.

Pour eux, la NHS devrait permettre à 50 000 personnes par an de bénéficier gratuitement de la chirurgie bariatrique, dans le but d’améliorer leur qualité de vie et de faire des économies budgétaires. Ils ajoutent que les personnes en situation d’obésité sévère ont souvent fait des régimes, perdu et repris du poids pendant des années, prises dans un cycle où elles peuvent se sentir coupables et honteuses. 2.6 millions de personnes au Royaume-Uni pourraient bénéficier de la chirurgie bariatrique, et seulement 1 % d’entre elles ont accès au traitement.

A lire aussi : Le risque de décès divisé par deux des années après la chirurgie bariatrique

Faire évoluer les mentalités

Les recommandations pour la chirurgie bariatrique en Angleterre indiquent que les patients peuvent y recourir après essayé toutes les autres alternatives pour perdre du poids. Ce chemin, qui doit commencer auprès d’un médecin généraliste et renvoie souvent vers des programmes inadaptés et inefficaces, peut être long et en décourage plus d’un, selon les auteurs.

Ils parlent aussi de la mauvaise image de la chirurgie bariatrique, et appellent à utiliser plutôt le terme “chirurgie métabolique”, afin de permettre à la société et aux patients d’ouvrir le dialogue et de faire évoluer les représentations.

La chirurgie, une solution efficace contre l’obésité sévère

Lorsque les alternatives à la chirurgie se sont révélées inefficaces, la chirurgie fonctionne. Nous savons que l’obésité “simple” entraîne dans de nombreux cas des pathologies comme le diabète de type II, les maladies cardio-vasculaires et les cancers, et ne pas opérer revient à générer des coûts biens supérieurs à celui d’une opération, et à négliger le bien-être et la santé des patients.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur notre page contact.

Source : Why the NHS should do more bariatric surgery; how much should we do? BMJ 2016; 353 doi: http://dx.doi.org/10.1136/bmj.i1472 (Published 11 May 2016)

Obésité : liens entre forme du corps et mortalité

Quel a été votre poids ou votre IMC il y a dix, vingt ou trente ans ? Difficile de s’en souvenir. Une étude interroge la forme du corps tout au long de la vie et détermine quel niveau de mortalité y est associé.

Une étude retrospective de grande ampleur

Ce sont près de 80 000 femmes et 37 000 hommes qui ont participé à l’étude et ont dû se souvenir de la forme de leur corps à 5, 10, 20, 30 et 40 ans. Ils ont aussi communiqué leur IMC à l’âge de 50 ans, et ont été suivis de leurs 60 ans jusqu’à leur mort (qui intervenait en moyenne 15 à 16 ans plus tard). Ils devaient remplir des questionnaires concernant leur mode de vie et leur santé tous les 2 ans, et concernant leur régime alimentaire tous les 4 ans.

5 alternatives étaient proposées aux participants à l’étude pour décrire l’évolution de la forme de leur corps entre leur 5 et leurs 50 ans : mince stable, mince avec prise de poids modérée, mince avec prise de poids marquée, poids moyen stable, poids moyen en augmentation, surpoids stable ou surpoids en augmentation.

En fonction de ces déclarations, les chercheurs ont pu évaluer les risques associés à la mortalité en fonction de l’évolution du poids des personnes au cours de leur vie.

Un surpoids important tout au long de la vie impacte la mortalité

Les résultats montrent que les personnes qui sont restées minces de manière stable au cours de leur vie ont le plus faible taux de mortalité, avec une chance de décès dans les 15 ans de 11.8 % chez les femmes et de 20.3 % chez les hommes. Ceux qui déclaraient avoir été en surpoids dès l’enfance et qui le sont restés voire qui ont pris du poids, particulièrement aux âges moyens de la vie, avaient le plus fort taux de mortalité. En effet, le risque de mortalité dans les 15 ans était de 19.7 % chez les femmes et 24.1 % chez les hommes.

Selon les auteurs, “les résultats montrent l’importance de recommandations concernant le contrôle du poids, et particulièrement l’évitement de la prise de poids aux âges moyens de la vie, pour un bénéfice de long terme sur la santé”.

Il n’est pas trop tard pour prendre soin de votre santé

Une perte de poids, même si elle intervient tard dans la vie, peut vous permettre d’augmenter votre espérance de vie et vous redonne la possibilité d’en profiter au maximum avec vos proches.

Pour plus d’informations sur les bénéfices de la chirurgie bariatrique, rendez-vous sur notre page contact.

Source : Trajectory of body shape in early and middle life and all cause and cause specific mortality: results from two prospective US cohort studies; BMJ 2016

Le suivi après la chirurgie bariatrique augmente la perte de poids

Une étude récente s’intéresse aux stratégies de contrôle du poids et aux comportements alimentaires, qui influencent fortement le succès de la perte de poids chez les opérés. Elle souligne les bons résultats obtenus lorsqu’un programme post-opératoire est en place.

Comportements alimentaires et perte de poids après la chirurgie bariatrique

L’étude, réalisée par une équipe de chercheurs américains et publiée dans le journal JAMA Surgery a permis d’analyser les comportements alimentaires chez 2 022 participants ayant bénéficié d’une opération chirurgicale pour lutter contre l’obésité.

“Les résultats de cette étude suggèrent que certains comportements, dont beaucoup sont modifiables, sont associés avec des différences de perte de poids significatives chez les patients ayant eu recours à la chirurgie bariatrique”, déclarent les auteurs. Ils indiquent que le développement de comportements alimentaires positifs impacte fortement la perte de poids chez les sujets.

Quels comportements optimisent la perte de poids ?

La chirurgie bariatrique est connue pour entraîner une perte de poids, mais le volume de poids perdu peut varier en fonction du mode de vie des individus.

Les patients ayant participé à l’étude ont été recrutés entre 2006 et 2009, et suivis jusqu’à 2012. Ils ont rempli des questionnaires détaillés avant la chirurgie, puis chaque année jusqu’à 3 ans après l’intervention. 25 critères concernant les habitudes alimentaires, les stratégies de contrôle du poids, la consommation d’alcool et d’autres indicateurs relatifs à leur mode de vie étaient étudiés.

Parmi ces critères, les comportements négatifs qui entraînaient la plus grande variation (16 %) étaient le fait de ne pas se peser chaque semaine, de continuer à manger lorsqu’on se sentait rassasié et de manger de manière continue dans la journée.

Cette étude montre donc l’importance d’une modification des comportements alimentaires suite à la chirurgie.

Elle n’adresse pas la question de l’activité physique, qui joue pourtant un rôle fondamental dans la perte de poids et son maintien sur le long terme. Si ce critère avait été inclus dans l’étude, il aurait probablement aussi montré des différences significatives.

Les programmes pré et post-opératoires sont indispensables à la pleine réussite de la chirurgie

Les auteurs concluent en indiquant que “les programmes structurés pour modifier les comportements alimentaires après la chirurgie bariatrique devraient être considérés comme une méthode permettant l’amélioration de la perte de poids chez les patients”.

Pour plus d’information sur les programmes pré et post-opératoires de l’IPCO, contactez-nous.

Source : Postoperative Behavioral Variables and Weight Change 3 Years After Bariatric Surgery, Mitchell JE, JAMA Surg. 2016 Apr 20

Sport sur ordonnance aux hôpitaux de Paris

L’activité physique est un élément fondamental dans la lutte contre le surpoids, toutefois les médecins sont souvent démunis lorsqu’il s’agit de guider leurs patients en surpoids vers la reprise d’un mode de vie actif. Les mentalités évoluent, comme en témoigne l’arrivée de l’activité physique sur ordonnance au sein des Hôpitaux de Paris.

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