Les bénéfices de la chirurgie de l’obésité pour la sexualité

La chirurgie de l’obésité présente, au même titre qu’une perte de poids plus modeste, de nombreux bénéfices. Une récente étude vient de se pencher sur les conséquences de la chirurgie bariatrique sur la sexualité.

Menée à la Perelman School of Medecine de l’Université de Pennsylvanie, l’étude, publiée début novembre 2013, montre que la chirurgie de l’obésité permet aux femmes d’avoir un meilleur fonctionnement sexuel, et une augmentation des hormones de la reproduction. On savait jusqu’à présent que l’obésité était associée à des déficiences en matière de sexualité, et à une baisse des hormones de la reproduction chez la femme. Mais aucune étude ne s’était encore penché sur la sexualité après une opération de chirurgie bariatrique. Lire la suite

Ocytocine et obésité

Quels sont les liens entre l’ocytocine (l’hormone de l’amour) et l’obésité ?

Gateau au chocolat

Qu’est-ce que l’ocytocine ?

L’ocytocine (du grec « accouchement rapide ») est une hormone surtout synthétisée par le cerveau qui agit principalement sur les muscles lisses de l’utérus et des glandes mammaires. Outre son rôle dans la reproduction sexuelle particulièrement pendant et après la naissance, cette hormone pourrait également jouer sur différents comportements (orgasme, reconnaissance sociale, attachement aux pairs, empathie, anxiété, comportements maternels, confiance, etc.). On note également un lien avec l’obésité.

Influence de l’ocytocine sur le comportement alimentaire

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Obésité et surpoids : facteurs d’incontinence urinaire ?

Si l’obésité est un facteur d’incontinence, peut-on dire, à l’inverse, que perdre du poids favorise une meilleure continence ?

Qu’est-ce que l’incontinence urinaire ?

Obésité et surpoids : facteurs d’incontinence ?L’incontinence urinaire se définit par une perte accidentelle ou involontaire d’urine par l’urètre.

L’incontinence peut apparaître si l’une des structures suivantes est altérée : le plancher pelvien (muscles du périnée), les sphincters (muscle circulaire situé autour d’un conduit naturel), et les commandes nerveuses régulant les sphincters ainsi que le détrusor (couche musculeuse de la vessie).

Plusieurs facteurs augmentent les risques de souffrir d’incontinence urinaire : âge (15% des plus de 85 ans en souffrent), anxiété, obésité, troubles neurologiques, infections, relâchement musculaire suite à une opération de chirurgie abdominale ou à un accouchement, tabagisme, caféine…

Il existe 3 grands types d’incontinence urinaire :

  • L’incontinence urinaire à l’effort : caractérisée par une fuite involontaire d’urine par l’urètre, survenant à l’occasion d’un effort physique, de la toux ou d’éternuements
  • L’incontinence urinaire par urgenturie : caractérisée par une fuite involontaire d’urine, accompagnée ou immédiatement précédée d’un besoin urgent et irrépressible d’uriner aboutissant à une miction ne pouvant être différée et retenue
  • L’incontinence mixte : elle combine les deux types d’incontinence prédéfinie.

Les personnes incontinentes ont généralement une souffrance psychologique (anxiété, dépression) et sociale (repli sur soi, peur de s’écarter du domicile…).

L’obésité, un facteur d’incontinence

Plusieurs études se sont penchées sur les liens entre obésité et incontinence. Lire la suite

Obésité : les comorbidités pourraient sauter une génération

L’obésité est souvent liée à d’autres pathologies (les comorbidités) comme les maladies cardiaques, certains cancers (sein, côlon…) et le diabète. Si l’on sait déjà que la situation pondérale des parents influe sur celle des enfants, on peut se demander ce qu’il en est des comorbidités. D’autant qu’il a été observé que si des mères obèses n’en souffraient pas, leurs enfants, eux, pouvaient être concernés. Une étude publiée dans la revue Endocrinology apporte des réponses. Lire la suite

Impact de la durée du surpoids sur la santé vasculaire

artères coronairesSelon une étude menée par le National Heart, Lung, and Blood Institute (l’un des instituts de santé aux Etats-Unis, qui s’intéresse au cœur, aux poumons et au sang), il existe une corrélation entre la durée de l’obésité (chez un patient âgé de 20 ans) et le développement de calcifications coronaires (chez le même sujet avant ses 50 ans). Rappelons que les artères coronaires sont des artères recouvrant la surface du cœur, permettant d’irriguer et de nourrir le muscle cardiaque (myocarde). Bref, l’obésité a des conséquences à long terme… Explications.

L’étude publiée dans la revue de l’American Medical Association (AMA) portait sur plus de 3200 sujets (hommes et femmes à parts égales), âgés entre 18 et 30 ans lorsqu’ils ont rejoint le « corpus » de patients, au milieu des années 1980. Ces patients avaient tous un IMC inférieur à 30, et ne présentaient pas d’obésité abdominale. Lire la suite

L’obésité accroît le risque d’ostéoporose

radioÊtre en surpoids ou obèse prédisposerait à un risque de fragilité osseuse et de fracture, caractéristique de l’ostéoporose (maladie caractérisée par une fragilité excessive du squelette, due à une diminution de la masse osseuse et à l’altération de la micro-architecture osseuse). Telle est la conclusion d’une étude menée par une équipe de la Harvard Medical School de Boston, et publiée dans la revue Radiology.

Ainsi, les personnes obèses ayant des niveaux élevés de graisse dans le foie, les tissus musculaires et le sang ont également de plus grandes quantités de graisse dans la moelle osseuse, les exposant à un risque plus élevé d’ostéoporose. Lire la suite

Quelle est l’efficacité de l’anneau gastrique ?

Anneau gastriqueQu’elle est l’efficacité d’un anneau gastrique ? Une étude australienne apporte un regard particulièrement intéressant puisqu’elle a duré… 15 ans !

Principe de l’anneau gastrique

La pose d’un anneau gastrique autour de l’estomac du patient permet au patient d’être rassasié avec de faibles quantités de nourriture. Cette opération vise donc à réduire la quantité d’aliments ingérés par le patient. Après la pose d’un anneau gastrique, la partie supérieure de l’estomac (au-dessus de l’anneau) est pleine dès les premières bouchées. Le patient ne ressent donc plus de sensation de faim.

Les résultats de l’étude

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Le rôle du patient dans la prise en charge de son obésité

Anne-Sophie JolyLa Haute Autorité de Santé (HAS) a interviewé Anne-Sophie Joly, Présidente du Collectif National des Associations d’Obèses.

Au cours de cet entretien, elle explique que la place qu’occupe le patient dans la prise en charge de son surpoids et de son obésité est primordiale et centrale. Pour elle, on ne peut devenir acteur de son état de santé sans s’impliquer dans la pathologie, sans la connaître (ses tenants et aboutissants), sans connaître les médecins qui peuvent aider, ou les associations qui peuvent accompagner les patients.

Elle rappelle que le pouvoir d’action du patient est bien souvent plus important qu’il ne le pense. Celui-ci doit se poser la question : qu’est-ce que je veux pour moi ? Certes, le parcours est long, des fois plus dur, on peut mettre un genou à terre, mais cela fait partie du processus : il faut alors être bien entouré pour aller de l’avant.

Voici la vidéo : Lire la suite

Troubles du comportement et obésité

sourisUne étude sur les circuits du cerveau en jeu dans les comportements compulsifs indique que ces circuits sont aussi impliqués dans l’obésité. Publiée dans PNAS (« Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America »), l’étude de l’Université de l’Iowa montre ainsi une corrélation entre les circuits contrôlant le comportement obsessionnel et ceux du trouble de l’alimentation.

Les chercheurs, pour arriver à ces résultats, ont procédé à des expériences sur des souris :

  • Certaines étaient atteintes de toilettage compulsif (au point que la souris s’abîme la peau)
  • D’autres étaient privées d’une protéine qui simulait une forme héréditaire de l’obésité humaine

Les résultats révèlent : Lire la suite