Bébé en surpoidsPour les enfants à naître, il est toujours préférable d’avoir des parents en bonne santé. Mais, si la mère souffre d’obésité sévère, le fait de recourir à la chirurgie de l’obésité peut avoir des effets positifs chez le futur bébé. Explications.

On sait que les enfants nés de mères obèses ont un risque plus élevé d’être obèse plus tard : l’obésité durant la grossesse prédispose la descendance à une surcharge pondérale tout au long de la vie et à un risque élevé de maladies du cœur. Mais la chirurgie bariatrique peut venir limiter ce risque. En effet, une perte de poids importante chez la mère, suite à une opération de chirurgie de l’obésité, modifie le comportement des gênes chez les enfants.

C’est ce qu’a mis en avant une étude canadienne, menée par le Docteur Marie-Claude Vohl (Institut des aliments fonctionnels, Université Laval), qui a observé des enfants nés d’une mère obèse avec leurs frères et sœurs nés après que la mère a eu recours à la chirurgie bariatrique pour perdre du poids. Plus précisément, des prélèvements de sang ont été effectués chez 25 enfants nés de 20 femmes obèses (IMC moyen supérieur à 45), et chez 25 de leurs frères et sœurs nés après une opération (IMC de la mère ramené en moyenne à 27), et des analyses ADN ont été menées sur ces échantillons de sang.

Les observations montrent que les enfants nés après l’opération pour maigrir étaient plus minces que les autres. Et ce n’est pas le seul bénéfice remarqué : le risque de développer du diabète ou des problèmes cardiaques était également minoré.

L’explication semble venir du fonctionnement de plusieurs gènes liés aux problèmes de santé, différent selon le poids de la mère : les changements métaboliques et la perte de poids qui surviennent après la chirurgie ont un effet positif sur les gènes liés aux maladies inflammatoires des enfants à naître.

Bien entendu, ce n’est qu’un élément parmi d’autres (hygiène de vie, alimentation) mais toujours est-il que l’opération chez la maman limite bien les risques chez les enfants : « la réduction de l’obésité chez la mère a un impact positif sur la santé de ses enfants à naître », analyse Frédéric Guénard, stagiaire postdoctoral qui a travaillé sur l’étude.

A (re)lire sur le site de l’Ipco :

Image : CC FLickr/fangios

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