Un groupe d’experts et de chirurgiens britanniques appellent à augmenter le nombre d’interventions chirurgicales pour lutter contre l’obésité, et à faire évoluer les mentalités du monde médical et du grand public.

Le nombre d’interventions très faible au regard de l’augmentation de l’obésité

Dans une tribune publiée dans la revue British Medical Journal, ce groupe d’expert s’adresse directement à la NHS (la sécurité sociale anglaise) au sujet de la chirurgie bariatrique. Ils déplorent le fait que malgré une efficacité prouvée pour lutter efficacement contre l’obésité, le nombre d’interventions est en baisse en dépit d’une constante augmentation de la prévalence du surpoids au sein de la population britannique.

Pour eux, la NHS devrait permettre à 50 000 personnes par an de bénéficier gratuitement de la chirurgie bariatrique, dans le but d’améliorer leur qualité de vie et de faire des économies budgétaires. Ils ajoutent que les personnes en situation d’obésité sévère ont souvent fait des régimes, perdu et repris du poids pendant des années, prises dans un cycle où elles peuvent se sentir coupables et honteuses. 2.6 millions de personnes au Royaume-Uni pourraient bénéficier de la chirurgie bariatrique, et seulement 1 % d’entre elles ont accès au traitement.

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Faire évoluer les mentalités

Les recommandations pour la chirurgie bariatrique en Angleterre indiquent que les patients peuvent y recourir après essayé toutes les autres alternatives pour perdre du poids. Ce chemin, qui doit commencer auprès d’un médecin généraliste et renvoie souvent vers des programmes inadaptés et inefficaces, peut être long et en décourage plus d’un, selon les auteurs.

Ils parlent aussi de la mauvaise image de la chirurgie bariatrique, et appellent à utiliser plutôt le terme “chirurgie métabolique”, afin de permettre à la société et aux patients d’ouvrir le dialogue et de faire évoluer les représentations.

La chirurgie, une solution efficace contre l’obésité sévère

Lorsque les alternatives à la chirurgie se sont révélées inefficaces, la chirurgie fonctionne. Nous savons que l’obésité “simple” entraîne dans de nombreux cas des pathologies comme le diabète de type II, les maladies cardio-vasculaires et les cancers, et ne pas opérer revient à générer des coûts biens supérieurs à celui d’une opération, et à négliger le bien-être et la santé des patients.

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Source : Why the NHS should do more bariatric surgery; how much should we do? BMJ 2016; 353 doi: http://dx.doi.org/10.1136/bmj.i1472 (Published 11 May 2016)

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