20 à 30% des personnes obèses souffrent ou ont souffert du syndrome d’apnées du sommeil (SAS). Mais qu’est-ce qu’une apnée du sommeil ? Quelles en sont les conséquences ? Comment la détecter ?

Qu’est-ce que le syndrome d’apnées du sommeil ?

Le syndrome d’apnées du sommeil est un trouble du sommeil caractérisé par un arrêt du flux respiratoire (apnée) ou une diminution de ce flux (hypopnée).

Il existe plusieurs causes à un SAS :

  • Elles peuvent être obstructives et associées à une obésité ou à un syndrome métabolique : il est alors question de « syndrome d’apnées obstructives du sommeil » (« SAOS »), c’est-à-dire que l’apnée est la conséquence d’efforts respiratoires pour lutter contre une obstruction des voies aériennes supérieures (nez, bouche, pharynx, larynx).
  • Ou neurologiques, par anomalie du contrôle de la respiration.

Quelles sont les conséquences d’un SAS ?

Avoir des apnées répétées au cours d’une nuit à des conséquences sur la qualité du sommeil. Ainsi, une personne peut avoir l’impression d’avoir mal dormi, être fatiguée, avoir des maux de tête, être somnolente, avoir des troubles de concentration, ou encore avoir des endormissements au cours de la journée.

En outre, un SAS peut être responsable de problèmes au niveau du cœur, des artères, des poumons.

Comment détecter un syndrome d’apnées du sommeil ?

Nous venons de voir les conséquences d’un SAS sur l’organisme et le comportement. Ainsi, lorsque l’on a comme symptômes une fatigue importante, l’impression de ne pas avoir bien dormi, des somnolences en journée, des sudations importantes ou des troubles de l’humeur, il est possible que l’on souffre du syndrome d’apnée du sommeil.

Il faut alors consulter un médecin qui pourra établir un diagnostic. Un questionnaire permet d’évaluer le niveau de risque d’un SAS et, si un SAS est suspecté, un examen du sommeil pendant une nuit permettra de le confirmer ou non.

Perdre du poids pour limiter le SAS

Les études montrent que la réduction du poids est efficace pour les apnées modérées, intermédiaires et sévères, même si l’on manque encore de données sur le long terme.


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