L’obésité est souvent liée à d’autres pathologies (les comorbidités) comme les maladies cardiaques, certains cancers (sein, côlon…) et le diabète. Si l’on sait déjà que la situation pondérale des parents influe sur celle des enfants, on peut se demander ce qu’il en est des comorbidités. D’autant qu’il a été observé que si des mères obèses n’en souffraient pas, leurs enfants, eux, pouvaient être concernés. Une étude publiée dans la revue Endocrinology apporte des réponses.

Menée sur des souris (rendues obèses par leur régime alimentaire riche en sucres et en graisses), l’étude a permis de formuler plusieurs observations sur la première génération :

  • Le poids de naissance baisse de 6% chez les souris femelles dont les mères sont en situation d’obésité légère
  • La tolérance au glucose, aux lipides et l’expression des gènes hépatiques à 6 mois est similaire entre cette progéniture et leurs mères
  • L’obésité de la mère n’a donc, sur la 1ère génération, qu’une influence limitée

Et, sur la 2ème génération de souris, les chercheurs ont observé un retard de croissance du fœtus, des changements métaboliques persistants et des conséquences sur le poids de naissance.

Bref, certains des risques liés à l’obésité ne se sont vus exprimés que chez les « descendants » de la deuxième génération, alors qu’ils n’étaient pas visibles chez la première.

Donc, une obésité modérée chez une mère peut avoir un impact sur le poids de naissance et le risque de diabète, de cancers et d’AVC chez ses petits-enfants, même s’il n’y a eu aucun symptôme chez les enfants. Ainsi, pour comprendre pourquoi une personne est obèse, il ne faut pas négliger les antécédents familiaux et ce sans s’arrêter aux parents.

 

Source : Maternal Obesity Has Little Effect on the Immediate Offspring but Impacts on the Next Generation, Endocrinology, 25 avril 2013


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