Indice de masse corporelleAlors que l’IMC – Indice de masse corporelle (la division du poids en kilo par la taille au carré) – subit actuellement de nombreuses critiques, nous avons eu envie de vous expliquer d’où et de qui venait le calcul.

C’est à Lambert Adolphe Jacques Quetelet (1796-1874), mathématicien, astronome, statisticien et naturaliste, que l’on doit la création de l’IMC appelé, à l’époque, indice Quetelet. Pour ce Belge auteur de « Sur l’homme et le développement de ses facultés, essai d’une physique sociale », l’enjeu était de cerner la notion d’« homme moyen » (comme valeur centrale autour de laquelle les mesures d’une caractéristique humaine sont groupées suivant une courbe normale).

Si le calcul de l’IMC est actuellement critiqué, Adolphe Quetelet précisait déjà qu’:

« Il s’agit seulement d’un des nombreux facteurs et, inévitablement, tout le monde ne correspond pas au modèle standard. Nous savons qu’il est un bon indicateur des tendances du niveau de la population, mais pas toujours un bon indicateur à un niveau individuel »

Nick Trefethen, mathématicien britannique de l’université d’Oxford, fait partie des chercheurs qui se sont intéressés à l’IMC et à ses limites. Il pointe :

« Nous vivons dans un monde en trois dimensions, mais l’IMC correspond au poids divisé par la taille au carré. Il a été inventé dans les années 1840, avant les calculatrices, lorsqu’une formule se devait d’être simple. En conséquence d’une définition mal établie, des millions de personnes de petite taille pensent qu’ils sont plus minces qu’elles ne le sont, et des millions de personnes de grande taille pensent qu’ils sont plus gros » (The Economist).

On sait par ailleurs que l’IMC n’est qu’un indicateur : en raison de leur masse musculaire, de nombreux sportifs ont un IMC supérieur à 25 kg/m2, ce qui devrait les ranger dans la catégorie des personnes souffrant de surpoids.

Toutefois, malgré ces critiques, l’IMC reste un indice intéressant. Il est reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme le standard pour évaluer les risques liés au surpoids chez l’adulte et, plus généralement, les intervalles standards (maigreur, indice normal, surpoids, obésité, obésité morbide) en se basant sur la relation constatée statistiquement entre l’IMC et le taux de mortalité.

Bref, l’IMC sert d’abord à mettre en évidence l’augmentation des facteurs de risques liés au surpoids et à l’obésité (diabète, maladies cardio-vasculaires, etc.), comme de nombreuses études l’ont montré. Chaque sujet est enfin un cas particulier ; le regard d’un médecin est nécessaire pour pouvoir lire correctement l’indice : l’équipe pluridisciplinaire de l’Ipco est à même de répondre à vos interrogations à ce sujet !

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