Les interventions en chirurgie de l’obésité sont de plus en plus nombreuses en France, toutefois le suivi post-opératoire à moyen et long terme n’est pas suffisant, selon les experts.

Le recours à la chirurgie bariatrique en constante augmentation

 

Celle qui était encore marginale en France il y a une dizaine d’année est en plein essor : chaque année, 50 000 personnes ont recours à la chirurgie de l’obésité.

Cette augmentation s’explique par le succès de la chirurgie pour traiter l’obésité morbide. Elle permet en effet une perte de poids pouvant aller jusqu’à 70% (et donc une amélioration considérable de la qualité de vie des patients), mais aussi un traitement efficace des comorbidités telles que le diabète ou l’apnée du sommeil.

Par ailleurs le risque de mortalité post-opératoire est faible, d’environ 1 sur 1000.

Le nombre d’interventions a été multiplié par trois depuis 2006, pour atteindre 47 000 interventions en 2014, soit 4 fois plus qu’en Angleterre ou en Allemagne, où l’intervention est moins bien prise en charge par le système de santé.

Le suivi post-opératoire en question

La chirurgie pourrait donc paraître comme une solution miracle contre l’obésité, mais ce n’est pas aussi simple.

Comme le précise le Pr Jean Gugenheim, président de la Société Française de Chirurgie de l’Obésité, un suivi régulier après l’opération est essentiel pour éviter une reprise de poids.

Beaucoup de personnes se considèrent à tort comme “guéries” à l’issue de la chirurgie et pensent qu’elles peuvent se dispenser de suivre un régime alimentaire sain et de pratiquer une activité physique régulière.

D’après les spécialistes, de nombreux patients sont réguliers la première année, puis s’éloignent du suivi médical, ce qui ne permet pas un suivi à long terme et une prévention d’éventuelles complications.

Un expert recommande d’ailleurs “un suivi à long terme, par une équipe pluridisciplinaire”, et la Haute Autorité de Santé préconise que les patients de chirurgie bariatrique bénéficient d’un suivi au moins une fois par an, ce pour toute la vie.

Etre entouré pour changer de mode de vie

 

Pour sa part Anne-Sophie Joly, présidente du Collectif National des Associations d’Obèses (CNAO) rappelle l’importance du travail d’équipe et notamment l’influence de la famille. Elle souligne le rôle d’une alimentation équilibrée intégrant une notion de plaisir, et de l’activité physique pour maintenir une perte de poids importante sur le long terme.

Le programme Pondera, proposé par une équipe médicale pluridisciplinaire à l’IPCO offre une formation à un véritable changement de mode de vie. Vous réapprenez à manger de manière équilibrée et à intégrer une activité physique régulière dans votre quotidien, pour une perte de poids durable !

Suivi chirurgie bariatrique

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