Jusqu’à aujourd’hui il n’existait pas de résultats concrets sur l’étude des traitements de l’obésité. L’objectif de ces études est de comparer la solution chirurgicale aux autres solutions diététiques classiques. On s’interroge notamment sur les risques encourus par patients et sur le rapport entre le coût de l’opération et son efficacité.

Commençons par rappeler que ce traitement concerne les personnes atteintes d’obésité morbide. C’est-à-dire des obèses dont l’index de masse corporelle est supérieur à 40 kg par m2 ou à 35 kg par m2 accompagné de complications médicales.

Ensuite il faut préciser que les interventions chirurgicales contre l’obésité morbide sont de plus en plus répandues dans le monde. Ce type de traitement de l’obésité n’est plus réalisé exclusivement aux Etats-Unis. Ce pays reste tout de même le principal utilisateur de cette technique en raison du nombre important de « grands obèses ».

La chirurgie fait maigrir durablement et efficacement ce qui réduit l’impact des maladies liées à l’obésité. Mais elle entraine des risques de mortalité et de complications opératoires.
Drapeau suédois
En Suède, en 1991, a démarré une étude comparative des traitements de l’obésité pratiquée sur plus de 1000 obèses volontaires. Une partie des participants ont été opérés tandis que l’autre a bénéficié de traitements diététiques.

Il en ressort que les patients opérés ont vu leur poids baissé d’environ 16,3 kg la première année et d’en moyenne 20,1 kg au bout de 8 ans. Alors que l’on n’a pas constaté de baisse de poids significative chez les patients qui suivaient un traitement diététique. Des améliorations se sont vues sur des problèmes de diabète, cardiaques, respiratoires et de perturbations des lipides sanguins.

Les participants ayant été opérés on également réduit significativement leurs jours d’arrêts maladie. Ce excepté pendant l’année suivant l’opération.

Les premières constatations donnent donc un point positif à l’utilisation de la chirurgie pour traiter l’obésité morbide.

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