Plusieurs études ont montré que perdre du poids (de 5 à 10%) entraîne des avantages substantiels pour la santé, en fonction du sexe, du caractère intentionnel de la perte de poids et de l’existence de comorbidités associées au surpoids ou à l’obésité.

Ainsi, le Scottish Intercollegiate Guidelines Network(SIGN) et le National Heart, Lung, and Blood Institute(NHLBI) indiquent qu’une perte de poids modeste (5 % à 10 %) et soutenue  améliore le profil lipidique du patient et le contrôle de la glycémie, réduit les handicaps liés à l’arthrose, diminue la mortalité (cancer, diabète…) et le risque de diabète, baisse la pression sanguine et améliore les capacités respiratoires des patients souffrant d’asthme.
Par ailleurs, chez la femme enceinte en surpoids ou obèse, il apparaît que la perte de poids intentionnelle a des effets positifs sur les comorbidités.

Les bénéfices

Bref, les études constatent dans leur globalité que la perte de poids de 5 à 10%, maintenue dans le temps, réduit les comorbidités associées au surpoids et à l’obésité :

  • Amélioration du profil glucidique et lipidique
  • Baisse du risque d’apparition du diabète de type 2
  • Réduction du handicap lié à l’arthrose
  • Diminution de la mortalité toutes causes confondues (cancer et diabète notamment)
  • Baisse de la pression sanguine
  • Amélioration des capacités respiratoires des patients avec ou sans asthme.

Quelques chiffres

Selon l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale, 2006), les bénéfices théoriques d’une perte poids de 10 kg chez les personnes souffrant d’obésité sont une diminution de plus de 20% de la mortalité totale, et de 30% de la mortalité liée au diabète. En ce qui concerne le diabète de type 2 : diminution de 50% de la glycémie à jeun. Enfin, cette perte de poids permet de diminuer de 15% le cholestérol LDL (c’est le cholestérol souvent qualifié de « mauvais » car lorsqu’il y en a trop, il risque de boucher les artères), de diminuer de 30% les triglycérides (réserves d’énergie est stockée dans les cellules adipeuses), et d’augmenter de 8% du cholestérol HDL (aussi dit « bon » cholestérol car il a un rôle de nettoyeur).

 

 

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