betterave

83% des élèves (8-12 ans) n’ont pas réussi à identifier ce légume.

Les médecins de l’ASEF (association qui rassemble près de 2 500 médecins en France, en pointe sur les questions de santé-environnement, et qui travaille sur tous les sujets en lien avec la santé et l’environnement) ont dirigé une étude auprès de 910 écoliers pour dresser un état des lieux sur leur alimentation et les sensibiliser aux liens entre leur assiette et leur santé.

Une enquête dans les écoles

De nombreux professionnels de santé (médecins généralistes, pédiatres, orthopédistes) constatent que le surpoids et l’obésité chez les enfants impactent de plus en plus leur santé. L’enjeu de l’étude de l’ASEF (Association Santé Environnement France) a été de quantifier ces observations.

Le panel de l’ASEF a rassemblé, au 1er trimestre 2013, 910 élèves de la région PACA, âgés de 8 à 12 ans, qui ont rempli un questionnaire de manière anonyme.

Des choix alimentaires non recommandés.

L’enquête a interrogé les enfants sur leurs habitudes alimentaires. Il en ressort que :

  • Les produits sucrés et manufacturés sont surreprésentés
  • L’eau est trop souvent remplacée par du sirop, du jus de fruits ou du soda
  • Le sel ou le sucre sont ajoutés aux plats (20% seulement n’en rajoutent pas), tout comme la mayonnaise ou le ketchup (10% des enfants en ajoutent systématiquement).

Méconnaissance des aliments

Les enfants ont ensuite dû reconnaitre des fruits et légumes. S’ils s’en sortent bien pour les carottes, les pastèques ou les poires, les résultats sont catastrophiques pour certains fruits et légumes (87% des élèves ne savent pas reconnaître une betterave, alors que les poireaux, les courgettes, les figues et les artichauts posent des problèmes à un tiers d’entre eux).

Méconnaissance des aliments transformés

Enfin, les élèves ont été invités à indiquer à base de quels aliments étaient faits certains plats (aliments transformés). Pour 40%, les enfants ne savent pas d’où viennent chips, jambon ou nuggets. Le taux de mauvaises réponses passe même à 66% pour le steak haché.

Les recommandations

A table : sauf repas exceptionnel, la boisson de référence est l’eau qui hydrate et désaltère.

Les fruits et légumes, à varier, sont à mettre à l’honneur, car riches en vitamines et en minéraux.

Les sucreries (riches en sucres et calories) sont à limiter, et à réserver à des occasions bien particulières.

Les viandes et poissons sont intéressants car riches en protéines, indispensables à la croissance de l’enfant et au développement de son système immunitaire!

Le fait-maison est bien souvent meilleur sur le plan nutritionnel que les préparations industrielles (moins gras, moins salé et moins sucré, et sans additifs alimentaires) !

 

Image : CC Flickr/Robert Couse-Baker

Source : L’assiette des enfants : l’enquête des médecins de l’ASEF, 22 mai 2013

2 réflexions au sujet de « Les enfants méconnaissent les aliments »

  1. Pour la betterave, on peut comprendre que ce n’est pas évident à reconnaitre. Par contre pour les 10% qui ajoutent systématiquement de la mayonnaise ou du ketchup de partout, et les sirops et jus de fruit à la place de l’eau, c’est une autre histoire. Je pense que beaucoup de parents connaissent les règles de nutrition de base mais cèdent à leurs gosses pour avoir la paix…

  2. Cela aurait pu être intéressant de faire passer le même test aux parents. Maintenant que le problème est décelé il s’agit d’en trouver les causes pour engager des actions efficaces et productives.