Repas en famille

Prendre ses repas en famille permet de limiter le risque d'obésité chez les enfants

Selon une récente étude étasunienne, le fait de partager son repas autour de la table familiale diminue les risques d’obésité chez l’enfant. Il existe de nombreux conseils pour prévenir l’obésité infantile. La plupart concerne le contenu de l’assiette (éviter les boissons sucrées, éliminer les biscuits sucrés, éviter les fast-food, etc.). Il ne faut toutefois pas oublier, comme nous le notions dans nos 10 conseils pour prévenir l’obésité infantile, de faire du repas un moment de convivialité et de discussion.

Une recommandation valable aux Etats-Unis bien sûr, mais aussi en France où 18% des enfants sont en surpoids, et 4% obèses.

Les bénéfices de l’alimentation en famille


Les chercheurs de l’Université de Rutgers (principale Université d’Etat publique État du New Jersey) ont passé au crible près de 70 rapports scientifiques. Bilan :

  • Dans l’immédiat : les repas en famille favorisent une alimentation plus équilibrée à base de fruits, légumes, fibres, vitamines et aliments riches en calcium,
  • Sur le moyen et le long termes : les repas faits maison ont une vertu pédagogique : ils permettent d’acquérir de meilleurs réflexes alimentaires.

Par ailleurs, les liens affectifs entre les membres de la famille se trouvent renforcés lors des repas, ce qui est également bénéfique : «la complicité qui s’installe entre parents et enfants à cette occasion développe les principes d’un plaisir alimentaire qui est la condition nécessaire d’une alimentation bien régulée et équilibrée», explique au Figaro Jean-Pierre Corbeau, professeur de sociologie de l’alimentation à l’université de Tours.

Selon Paul Veugelers, chercheur à l’université d’Alberta (Canada), «on observe moins de surpoids mais aussi moins de consommation de tabac ou de drogues chez les enfants qui prennent régulièrement leurs repas en famille».

Limites

Attention : «s’il y a conflit dans la famille, la table peut en devenir le théâtre et les enfants vont s’y sentir mal», insiste Jean-Pierre Corbeau. Conséquence : le repas devient un moment de stress, ce qui est un facteur négatif pour l’alimentation.

La télévision peut limiter le plaisir de se retrouver en famille. C’est le cas notamment des plateaux-repas. Si la télévision est plus « en fond », elle peut susciter l’échange et la discussion et ne revêt alors pas d’aspect négatif.

En savoir plus : Le modèle alimentaire français contribue à limiter le risque d’obésité (PDF, Crédoc 2010)

 

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