Enfant en surpoids

L’obésité infantile est aussi responsable de problèmes d’infertilité

Une étude de l’Oregon State University, publiée dans la revue Frontiers in Endocrinology (mars 2012), explore les conséquences de l’obésité infantile. Disons-le immédiatement : ses conclusions sont très inquiétantes.

De fait, l’augmentation, toujours plus importante, de l’obésité infantile a des conséquences qui vont au-delà des comorbidités associées à l’obésité, comme les complications métaboliques (le diabète), les complications cardio-vasculaires (infarctus, maladies cardio-vasculaires, hypertension artérielle, etc.), les complications respiratoires (essoufflement, apnée du sommeil), les complications hépato-gastro-entérologiques (calculs biliaires…), les problèmes rhumatologiques, les répercussions endocriennes (troubles des règles chez la femme, impuissance chez l’homme), les conséquences psychosociales ou les complications cutanées.

Ainsi, l’étude met en avant que l’obésité infantile est responsable de problèmes d’infertilité plus tard dans la vie. En effet, elle perturbe le calendrier de la puberté ce qui aboutit à une réduction de la fertilité :

  • L’obésité est soupçonnée de perturber les signaux endocriniens qui régulent la sécrétion de la kisseptine. Or cette neuro-hormone joue un rôle clé dans la reproduction.
  • L’obésité pourrait venir perturber l’horloge circadienne (horloges biologiques internes) affectant la sécrétion d’hormones comme le cortisol (hormone qui permet de libérer de l’énergie à partir des réserves de l’organisme), la testostérone (principale hormone sexuelle mâle), et l’insuline (l’insuline est sécrétée en fonction de l’état nutritionnel et de l’activité physique, de sorte qu’après les repas, sous l’influence de l’élévation de la glycémie et de la présence des aliments dans le tube digestif, la sécrétion d’insuline est stimulée, ce qui permet le stockage du glucose). Et toute perturbation des rythmes circadiens peut entraîner un certain nombre de problèmes de santé

Bien sûr, l’obésité (en général) et l’obésité infantile (en particulier) ne sont pas les seuls facteurs qui peuvent venir perturber la puberté et, plus tard, la fertilité. Mais elles en font partie, d’autant qu’elles sont chaque jour un problème de santé plus important à l’échelle mondiale

Source : The changes they are a-timed: metabolism, endogenous clocks, and the timing of puberty, Kristen P. Tolson† and Patrick E. Chappell*, www.frontiersin.org, 28 mars 2012

 

 

Image : Flickr/CC colros

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