PèreOn sait que l’hygiène de vie et l’état de santé des parents jouent sur les enfants. Et la problématique du surpoids et de l’obésité ne fait pas exception. Mais il ne faudrait pas penser que le père n’est pas concerné. Son alimentation et son IMC ont bien une incidence sur le risque que ses enfants soient concernés par le surpoids et l’obésité.

Le poids du régime alimentaire du père

Telle est la conclusion à laquelle a abouti une étude menée par l’Université de l’Ohio. Faite sur des souris, elle indique que les rongeurs mâles, auxquels il a été administré un régime particulièrement riche en graisses, ont une descendance pourvue d’une masse graisseuse plus importante.

Durant les 13 semaines qui ont précédé l’accouplement, les souris mâles ont donc eu un régime riche en graisses, tandis que les souris femelles avaient, elles, un régime allégé, et leurs souriceaux un régime classique, avec peu de matières grasses.

Lorsque les chercheurs ont comparé l’évolution des souriceaux dont le géniteur a eu un régime gras, avec ceux dont le père a eu un régime standard, il apparaît que les souriceaux dont le père présente une obésité induite par l’alimentation :

  • un poids plus élevé à 20 jours
  • Sont obèses entre 6 et 12 mois
  • Présentent donc globalement plus de graisse corporelle

L’hygiène de vie des pères à surveiller

Ainsi, plusieurs caractéristiques du père ont une influence directe sur le métabolisme de leur progéniture. C’est ce qui doit amener les hommes souhaitant devenir père (une première fois, ou à nouveau) à surveiller leur alimentation et leur hygiène de vie dans les semaines et les mois qui précèdent le moment où le couple construit son projet d’enfant.

 

A (re)lire sur le site de l’Ipco :

 

Source : Obese male mice father offspring with higher levels of body fat, eurekalert.org, 16 juin 2013

Image : CC Flickr/Petras Gagilas

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