Jardin communautaire Versailles (Montréal, Canada)Un jardin communautaire (jardin partagé) est un jardin géré en commun par un groupe d’habitants, sur un modèle venant d’Amérique du Nord où les jardins collectifs urbains sont nés à New York au début des années 1970. Ils sont également les héritiers des jardins ouvriers (ou associatifs) apparus au XIXe siècle (des parcelles de terrain étaient mises à la disposition des habitants par les municipalités), et des jardins familiaux (selon la terminologie utilisé après la Deuxième Guerre mondiale).

Mais quels liens avec la problématique du surpoids et de l’obésité ? Réponse avec une étude menée par des chercheurs de l’Université d’Utah aux États-Unis.

Les résultats de l’étude

Les résultats de l’étude montrent que ceux qui fréquentent des jardins ouvriers, familiaux, communautaires ou partagés ont un risque d’être en surpoids ou obèse inférieur au reste de la population.

Concrètement, les femmes qui se rendent dans ces jardins ont un IMC inférieur de 1,8 à leurs voisines qui ne le font pas (cela fait un écart de 5kg pour une femme de 1,65m). Chez les hommes, la différence d’IMC est de 2,36 !

Les hypothèses

Pour expliquer cet écart, les chercheurs avancent deux hypothèses (sans savoir laquelle prévaudrait sur l’autre) :

  • Celles et ceux qui fréquentent ces jardins mangent plus de fruits et légumes
  • Ils ont une activité physique régulière

Soit 2 facteurs favorisant un bon contrôle de son poids !

Par ailleurs, ce type de jardins favorise les rencontres et les échanges, ce qui a un impact favorable sur le moral.

Enfin, celles et ceux qui fréquentent ces jardins sont plus en recherche d’un mode de vie plus sain, ce qui contribue également à expliquer la différence d’IMC.

Conclusion

En France, les jardins communautaires sont plus récents qu’aux États-Unis (le premier date de 1997) et moins répandus. L’étude permet toutefois de rappeler l’importance de l’activité physique et de l’alimentation pour la santé. Et, pour celles et ceux qui ont un jardin de taille suffisante, il est également possible d’avoir un potager chez soi !

 

Source : Harvesting More Than Vegetables: The Potential Weight Control Benefits of Community Gardening, Cathleen D. Zick, Ken R. Smith, Lori Kowaleski-Jones, Claire Uno, and Brittany J. Merrill. (2013). Harvesting More Than Vegetables: The Potential Weight Control Benefits of Community Gardening. American Journal of Public Health. e-View Ahead of Print. doi: 10.2105/AJPH.2012.301009. Accepted on: Jul 23, 2012

Image : CC Flickr/abdallahh

Une réflexion au sujet de « Fréquenter les jardins partagés pour limiter l’obésité »

  1. Je trouve cette initiative de jardin commun, jardins ouvriers excellente.
    L’idée de cultiver un potager; labourer, semer, planter, l’entretenir avec amour me plaît.
    Quel satisfaction de se nourrir de ses légumes et fruits leurs goûts, leurs textures, leurs couleurs sont différents de ce qu’on peut trouver en grande surface.
    Les passionnés de jardinage que je connais n’ont pas de problème de poids et pour cause cela demande un effort physique important. Néanmoins un tel plaisir une fierté même je dirai de consommer sa propre culture et ainsi obtenir une garantie de manger sainement avec des produits de qualité.