Nous poursuivons notre série de témoignages (après ceux d’Aude, de Frédérique et de Frédéric) de patients opérés à l’Ipco. Voici celui de Ramón.
Ramon, sleevé
C’est une blessure à la cuisse qui a amené ce sportif aguerri à prendre du poids. Il y a 5 ans, alors qu’il pèse environ 100 kg, Ramón se fait une blessure à la cuisse, le contraignant à mettre son corps au repos forcé. Habitué à exercer une activité sportive assez intensive et à un métier lui aussi physique (miroitier, il est amené à soulever des poids de 200 kg), il prend très vite du poids : 40 kg en 3 mois !

Un sportif qui a du mal à grimper un escalier

Avec son nouveau poids, Ramón est plus rapidement fatigué et vite essoufflé, notamment au travail : « à 3 heures et demi, j’avais déjà envie de faire la sieste » se souvient-il. Il continue à s’entraîner (sans faire de compétition) et à faire des régimes, mais sans résultat probant : la fatigue et une certaine frustration le rendent agressif. Une situation qui ne lui convient pas du tout.

Alors Ramón va sur le web. Il y découvre une vidéo du Docteur Sébastien Kolmer, et continue à se renseigner sur la technique qu’il vient de découvrir : la sleeve. Très vite, il appelle l’Ipco et rencontre le Dr Kolmer ainsi que Catherine.

La sleeve

Son entourage lui conseille de ne pas se faire opérer, mais Ramón est bien décidé à subir l’opération de chirurgie de l’obésité, lui qui se sent « mourir à petit feu ».

Ramon, sleevéEn juin 2010, l’opération se déroule parfaitement : « en sortant de la clinique, je me sentais en pleine forme » se rappelle Ramón. De fait, le 1er mois, il perd 20kg et, le 2ème, 10 ! Il est descendu jusque sous la barre des 80 kg, mais « ce n’était alors pas la grande forme ».

Ayant promis à un être cher, disparu, de remporter un titre, Ramón, le boxeur (de boxe française), s’entraîne pour monter en poids au-dessus de la barre des 85 kg (qui correspond à la catégorie « poids lourds »). Le 15 février 2011, il devient vice-champion d’Alsace en vétéran (+34 ans). « Je me suis senti bon techniquement, mais limité physiquement, analyse Ramón, Je me suis alors à nouveau tourné vers le Dr Kolmer. » Ensemble, ils font évoluer sa manière de s’entraîner : il court désormais les lundi et vendredi, et boxe les mardi et jeudi.

Un nouveau rythme de vie

Ramon, sleevéRamón suit ce rythme jusqu’en août, moment où sa vie change : il décide d’arrêter d’être miroitier pour se consacrer à la boxe, en se rapprochant d’un préparateur physique, Patrick. Dès le mois d’octobre, un nouveau planning d’entraînement est mis en place, alternant boxe, jogging et préparation physique.

Après 4 mois, il fait demi-finaliste au Championnat du monde de boxe (par forfait après claquage au mollet). Un mois après (mi-février 2012), il est à nouveau vice-champion d’Alsace (il perd aux points).

En mai, il passe la frontière pour devenir champion de kick-boxing en Belgique. Ramón est titré : mission accomplie, sa promesse est tenue ! Sur sa lancée, il se rend en Croatie où il décroche un nouveau titre en kick-boxing.

Actuellement, Ramón travaille pour être professeur de boxe (pour celui, il lui faut un « monitorat de boxe française ») et pour devenir champion d’Alsace, puis de l’Est, d’ici 2 ans, avant qu’il n’ait 40 ans.

Ramon, sleevé

Plein d’enthousiasme et d’entrain, Ramón se souvient de sa vie il y a 2 ans. Il n’hésite pas à affirmer : « le Docteur Kolmer a changé ma vie ; j’ai 2 ans de vie ! »

Certes, tout n’a pas été tout le temps simple, il se souvient de difficultés d’ordre psychologique liées à sa perte de poids rapide : il avait notamment du mal à se reconnaitre dans un miroir… Pour autant, Ramón reste positif sur l’opération qu’il a conseillée à sa mère et à son ancien patron !

De manière générale, il qualifie son hygiène de vie de plus « équilibrée » : s’il mange de tout, il aime désormais la salade et les légumes (ce qui n’était pas le cas avant l’opération), boit beaucoup moins de Coca (même s’il sait qu’avec la boxe il brûlerait rapidement les calories contenues dans une canette) et de vin (qui lui donne désormais des brûlures d’estomac dès la 1ère gorgée), et plus de thé au détriment du café

Bref, la vie a changé pour Ramón qui s’est à nouveau fait opérer (toujours par le Docteur Sébastien Kolmer) cette année, 2 ans après la sleeve, pour se faire enlever la « bouée » au niveau du ventre.

3 réflexions au sujet de « Ramón, sleevé : « j’ai 2 ans de vie » »

  1. Détermination,percévérance voilà ce que je ressens en lisant ce témoignage. Il a met tout en oeuvre pour atteindre ces objectifs. Cela force le respect. Bravo!!!

  2. Bel exemple… Nul n’est a l’abris d’entrer dans l’obésité morbide mais tous peuvent en sortir. Je le savais que le docteur Kolmer faisait de la chirurgie réparatrice. Note pour plus tard…